Sud Sécurité Privée

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SUD SÉCURITÉ PRIVÉE : LE SYNDICAT QUI S’ENGAGE AVEC LES SALARIÉS DE LA SÉCURITÉ PRIVÉE

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JOURNAL INFOS
Le journal infos du salarié – édition n°2

> LE FINANCEMENT DU MAC : GROSSE FARCE PATRONALE ET GROSSE CAISSE SYNDICALE

Vous le savez sans doute, les formations MAC (Maintien et Actualisation des Compétences) sont devenues obligatoires au 1er janvier 2018 pour le renouvellement des cartes pros de tous les salariés(ées) de la sécurité privée (voir notre numéro précédent).

Or, les syndicats patronaux (USP et SNES) qui se refusaient, jusqu’à il y a peu, à payer les frais de ces formations se sont empressés, pro tant des cries d’Orfraie des syndicats «représentatifs», d’imaginer une solution magique qui déplace le problème… vers le ministère de tutelle et l’État.

Pour mieux comprendre les imbroglios de cette savoureuse affaire, retour sur les épisodes précédents !

Après avoir tenté de faire porter le coût du MAC aux salariés (via leur Compte Personnel de Formation) ou sur leur temps libre, puis avoir admis le principe d’une ponction de 0,15 % de la masse salariale des entreprises, les représentants patronaux (en particulier ceux des plus grosses boites du secteur) ont obtenu de l’État une «compensation fiscale» leur assurant un quasi remboursement du coût de ces formations.

Cette belle opération de lobbying, en forme de chantage à l’emploi, permet aux entreprises, comme au loto, de gagner au grattage et au tirage : d’une part elles se défaussent de leurs obligations légales (cf. art. L6321-1 du code du travail) : «L’employeur assure l’adaptation des salariés à leur poste de travail» et, d’autre part, elles empochent la mise sous la forme de confortables «avantages fiscaux»…

Mais la cerise sur le gâteau est encore à venir. Après avoir obtenu que l’État leur rembourse les frais du MAC, les patrons se sont dépêchés de convoquer les syndicats «représentatifs» de la branche pour signer avec eux un accord en bonne et due forme. Et ces syndicats «représentatifs» – dont nous ne sommes pas – de crier à pleins poumons «Victoire !!» en laissant croire qu’ils auraient arraché de haute lutte (ce qui est rare, vous l’admettrez) un accord historique contre les patrons du secteur…

Or, notre modestie dût-elle en souffrir, sachez que nous avons attisé les braises au moment opportun en communiquant à large échelle sur les enjeux de cette affaire… Et les syndicats dits « représentatifs », qui risquaient de rendre trop voyante leur proverbiale inutilité, ont signé des deux mains le papier tendu par les patrons…

La morale de cette histoire est que c’est l’État – et donc les impôts des contribuables que nous sommes – et très peu les entreprises elles-mêmes qui finance le MAC ! Les patrons joueront les humanistes et les syndicats de la branche se prendront pour des conquérants… mais c’est bien les salariés en réalité, via l’impôt, qui payeront cette formation.

Pascal CHASSON – SUD Sécurité Privée LYON

> MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE DU 16 NOVEMBRE 2017

Le 16 novembre 2017, Sud Sécurité Privée a participé à la mobilisation interprofessionnelle à l’appel de l’Union syndicale Solidaires contre la destruction du code du travail et la mise en application des ordonnances «Macron».

Nous remercions l’ensemble de nos sections pour leurs participations, par notre présence nous avons montré que notre secteur d’activité est mobilisé aux côtés des autres secteurs.

> ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES G4S

> SUD Sécurité Privée représentative à 21.90% :

SYNDICAT % GLOBAL
UNSA 42.86%
SUD 21.90%
CFDT 10.95%
CFTC 9.52%
CGT 9.05%
FO 5.71%

Le syndicat Sud Sécurité Privée deuxième devant la CFDT, la CFTC, FO, et la CGT au sein de la société G4S. Bravo aux collègues qui ont fait la campagne !!

> CONGÉ DE FORMATION SYNDICALE, ÉCONOMIQUE ET SOCIAL

Ce congé permet à tout salarié de participer, jusqu’à 12 jours par an, à des stages ou sessions de formation économique, sociale ou syndicale afin de se préparer à l’exercice de fonctions syndicales (Art. L2145-1 du Code du travail modifié).

> A PROPOS DU DÉCRET N°2017-1844 DU 29 DÉCEMBRE 2017 RELATIF À L’EXERCICE DE CERTAINES ACTIVITÉS PRIVÉES DE SÉCURITÉ AVEC LE PORT D’UNE ARME

Conséquence d’une disposition de la Loi sur la Sécurité publique du 1er mars 2017, votée sur fond de menace terroriste sous le précédent quinquennat, et qui a assoupli les règles de «légitime défense» pour les policiers, ce nouveau décret était très attendu dans l’univers de la sécurité privée. En particulier par les responsables du secteur, impatients de poursuivre le développement de leurs entreprises en grignotant encore un peu plus sur les prérogatives du secteur public. Et Eric Davoine, Président pour la France de l’association de professionnels de la sécurité Asis International de déclarer : «Ce changement, c’est d’abord une question de culture. Avec l’armement, on change le partage entre le public et le privé».

Les agents de protection rapprochée pourront donc désormais être armés quand ils «assurent la protection d’une personne exposée à des risques exceptionnels », précise le décret.
De leur côté, les agents de sécurité privée pourront eux aussi être dotés d’armes de poing (matraques, bombes lacrymogènes) s’ils exercent leur activité dans des circonstances, définies par le préfet, qui les exposent à «un risque exceptionnel d’atteinte à leur vie».

N’en déplaise aux promoteurs tous azimuts du grand marché de la sécurité privée, nous considérons de notre côté que de telles évolutions sont très inquiétantes : non seulement elles favorisent la banalisation des armes dans l’espace public mais elles ne s’accompagnent d’aucune garantie sur les modalités de sélection, de formation et d’encadrement des agents de notre secteur quand les policiers, par exemple, reçoivent une formation de 12 mois avant d’exercer en pleine responsabilité sur le terrain…
À plus forte raison s’agissant des armes « défensives », dont rien aujourd’hui ne permet de penser qu’elles seront utilisées, sous la pression des clients et des employeurs, dans l’esprit du législateur…

Jacques GASSENG – SUD Sécurité Privée LYON